Journal n°2 (Juin 2003)
Article section : "Soisy Danse"
Soisy Dance
C'est à Soisy que se trouve le centre culturel "Loisir et Culture". Ici, les amateurs peuvent pratiquer de multiples activités de la poterie au théâtre. Mon choix : la danse. Dans une petite salle du centre se trouve un grand miroir, et des barres asymétriques sur les c™tés le long des murs. Fabienne, la prof de danse, est une fille très dynamique aux cheveux mi-longs noirs. Très grande, elle se tient toujours très droite. "La danse est une façon de ressentir la musique autrement que les personnes qui ne la pratiquent pas, confie cette professionnelle.
"La danse me déstresse avant les examens"
C' est aussi un sport de relaxation, et "un moyen de vaincre sa timidité". Sa passion, Fabienne la pratique à "Loisir et Culture" depuis 10 ans, où elle fait danser juquÕà 200 élèves pour chaque spectacle de danse. Chacun a un thème original, comme lÕambitieux "Le monde" en juin dernier. En 2h30 de représentation, les danseurs ont dû prouver leur savoir-faire au public et communiquer des émotions. "Le spectacle de fin dÕannée est le moment que j'attendais le plus" confie une jeune participante, chaussons de danse aux pieds. Pour l'adolescente, "c'est une façon de s' éclater et de retrouver mes copines". Chaque spectacle est soigneusement préparé. Les danses sont choisis par la prof, ainsi que les musiques d'accompagnement (sans paroles) qui durent chacune plus de 7 minutes.
Pour ce moment tant attendu, chacun doit travailler. Les cours rassemblent des groupes de quelque 15 personnes de la même tranche âge. Et la danse a des vertus multiples. "J'aime aller à la danse avant les examens : cela me décontracte et me déstresse", témoigne une danseuse âgée de 19 ans. Certains ateliers accueillent des filles de hauts niveaux qui pratiquent la danse depuis leurs enfance. Toujours dans le même centre. Les meilleures participent même à des concours régionaux ou nationaux. Et pour toutes les danseuses pas de tenues spéciales ou de coquetterie superflue : un jogging et un t.shirt font l'affaire !
Angélique.
Si vous souhaitez suivre des cours de danse : Maison des Jeunes Loisirs et Culture, 22 avenue du Général de Gaulle, Soisy-sous-Montmorency. Tél : 01 39 89 37 92
Article section : "Le saviez-vous ?"
Le saviez-vous ?
BEAUCOUP de gens pensent que les élèves de section européenne sont parfaits et qu’ils passent leur temps à travailler, réviser et encore travailler… mais c’est faux!!!
Après tout, il faut bien manger et dormir de temps en temps…
Pourtant tous ont raison sur un point : nous allons en cours et nous faisons nos devoirs (en musique évidemment !) mais c’est bien la dernière chose qui nous plaît.
Une étude poussée de la RASME Corp. (Roxane, Angélique, Sarah, Marine, Emeline corporation) montre que l’élève de section européenne moyen passe environ 2h06 devant sa télé par jour et 1h30 devant son ordinateur. Le reste de son temps libre, il lit, regarde au moins un film par semaine (en DVD ou au cinéma) et se fait de bons "trips" avec ses ami(e)s.
Mais la toute première préoccupation, dès la rentrée, c’est de… prévoir le prochain séjour à la neige pour l'hiver ou au soleil pour les grandes vacances.
Loin derrire vient l’orientation qui prend -pour certains- une grande importance en 3°.
Pour le plus gourmand, la troisième péoccupation est la réponse à la question qu’il s’est posée toute la journée : gâteau ou tarte au dessert? S'il est du genre hobbit, il mangera les deux!!
Voilà donc de quoi oublier les stéréotypes... Et en cas de doutes, contacter les parents d’élèves.
Roxane.
Article section : "Un petit tour en Europe"
Un petit tour en Europe
PENDANT huit mois, notre professeur d'histoire-géo, Michel Save, a préparé seul un voyage destiné aux 27 élèves de la troisième européenne. Ce périple était centré sur l'Union Européenne et ses institutions mais aussi sur un très célèbre champ de bataille, un sanctuaire : Verdun.
"C'est un lieu historique, de mémoire, de la Première Guerre Mondiale pour toutes les générations." explique Michel Save.
Au collège Descartes, le départ a eu lieu le 21 mai à 6h45 du matin. Retour deux jours plus tard le 23 mai vers 20h15. Les élèves étaient pris en charge par leur professeur d'histoire-géo, leur professeur de sciences-physiques, Odile Boiret, et leur professeur de mathématiques, Eugène Camalet. Tout au long du voyage en car, les élèves, faute de télé ou de radio, s'amusent à prendre des photos de ses camarades endormis. Pour la nuit, ils dorment à l'hôtel, le "Sleep Well" à Bruxelles et dans une auberge de jeunesse à Verdun. Chaque élève doit verser la somme de 180 euros pour aller visiter la ville du "Man can piss" et Verdun.
Pause repas à la meilleure friterie belge
Les deux premiers jours, les élèves et leurs professeurs se promènent dans Bruxelles. A la Convention Européenne, le groupe a deux heures de retard. La rencontre avec un collaborateur de M. Valéry Giscard d'Estaing, président de la Convention sur l'avenir de l'Europe est donc annulée. Une fonctionnaire nous présente la Constitution européenne, dont la rédaction sera achevée à la fin juin. Pause repas à la meilleure friterie belge : une simple baraque où l'on mange debout des délicieuses frites à la sauce curry, tartare ou provençale pour seulement 2.30 E ! Puis direction le musée de la B.D, créé en 1989, où ils découvrent comment nait une bande dessinée. Un musée exceptionnel, qui retrace l'histoire de ce genre littéraire de Tintin (nommé Totor à ses débuts) à Spirou ou Gaston Lagaff. Sur une 2 CV rouge, les auteurs les plus célèbres ont apposé leur signature accompagnée de leurs personnages fétiches. Sortis du musée, les élèves profitent de la Grand-Place de Bruxelles et des maisons flamandes du XVIIe siècle, et des boutiques de broderie et... de chocolats !
Le lendemain, un nouveau voyage conduit le groupe aux grottes du Han. Un tour en petit train jusqu'à l'entrée, puis nous descendons ˆ 105 mtres sous la colline. A l'intérieur, stalagmites et stalactites cotoient des fossiles de crustacés. Assis sur des bancs, nous assistons à un spectacle de son et lumière au bord d'une nappe souterraine. Puis nous ressortons de la grotte en bateau.
Locomotives des Mines de Neufchef.
"J'ai commencé à travailler à la mine à 13 ans"
Retour en France par la Moselle. Casque sur la tête, tous les collégiens pénétrent dans les mines de fer de Neufchef. Les lieux ont été amménagés par des anciens mineurs qui assurent la visite. "J'ai commencé à travailler à la mine à l'âge de 13 ans" nous a confiés notre guide. Le voyage se termine par une visite de Verdun. Sur ce champ de bataille, un million de soldats ont perdu la vie du 21 février au 19 décembre 1916. Nous découvrons l'histoire des lieux à bord de chariots dans la citadelle souterraine. A l'extérieur, sur un colline se dresse le Fort de Vaux, défendu jusqu'à la mort par quelques soldats français. L'Ossuaire de Douamont, en forme de pommeau d'épée, abrite des dalles funéraires envoyées de toute le pays. Soisy y rend hommage à ses "enfants" morts pour la France. Après une dernière ascension, nous pique-niquons au bord d'une petite rivière.
Il est 16h30, notre séjour s'achève. Après quatre heures de route, retour à la case Soisy.
Marine et Sarah.
Article section : "Le karaté"
Le karaté, sport du corps et de l'esprit
CONNAISSEZ-VOUS l'art martial pratiqué par des sportifs tout vêtus de blanc ?
Ce sport étrange s'appelle le karaté. Chaque lundi, mercredi et vendredi, à 19 heures, des passionnés se rassemblent pour le pratiquer. Même si le dojo au stade Schweitzer à Soisy a été baptisé par David Douillet, un célèbre champion... de judo !
Au début du cours, agenouillés, ils saluent, rangés par ordre croissant de ceintures, de la blanche à la noire. Puis c'est le moment des échauffements. Chaque combattant tourne autour du tatami, sautille, fait des pompes et fait travailler ses abdos. “L'échauffement est essentiel, explique Henry, leur professeur. Le corps est comme un moteur de voiture : s' il ne chauffe pas il pète". Les karatékas font ensuite des kions. Cet échauffement très particulier permet d’apprendre à bien donner les coups. Puis vient le moment des katas, un combat imaginaire à base de coups de poing et de coups de pieds que le karateka réalise seul lors des passages de ceinture. Vient le moment des combats, où les filles peuvent même affronter des garçons. “ Le karaté peut être mixte, et cela ne dérange personne ” estime Roxan, un élève. Un même rituel à chaque début de combat : chacun doit saluer debout son adversaire, en s’inclinant légèrement vers l’avant.
Le karaté, synonyme de sérénité
Pour progresser, les conseils des ceintures noires au plus jeunes sont les bienvenus. “ Le karaté apporte beaucoup de sérénité. C'est autant un sport qu’un travail de l’esprit ” explique Henry. Et pour atteindre un bon niveau, il faut persévérer, avoir une bonne cadence de combats et s'entraîner trois fois par semaine. Enfin, il faut réaliser des étirements pour éviter de douloureuses courbatures le lendemain, notamment en écartant les jambes et par des flexions-extensions. Chaque séance doit se dérouler dans l’ordre. “ Au karaté, la discipline est très forte, témoigne Jeanne, une élève. Un jour la moitié du groupe est sortie du tatami pour boire : le prof leur a crié dessus ! ”.
Mais au fait comment devenir professeur de karaté ? L’essentiel est d'avoir le brevet d'Etat… et d’atteindre la ceinture noire !
Emeline.
Passage de ceinture : pendant ce rituel, le karatéka réalise un kata afin que le professeur évalue son niveau et décide s'il a atteint, ou non, un nouveau grade.
Tatamis : tapis sur lequel est pratiqué un art martial.
Un dan : nom des échelons une fois atteint la ceinture noire. Ex : 1er dan, 7e dan...
Découvrez le site du club de Soisy : http://acsamjudo.free.fr
Pour tout connaître sur le judo, consultez le site de la fédération française : http://www.ffjudo.com/
Article section : "La pêche au lac d'Eghien"
Les mordus de la pêche du lac d'Enghien
LE lac d'Enghien est un endroit de farniente, de détente et de passion....pour les pêcheurs. Au bord de l'eau, des passionnés se rassemblent chaque jour près d'une berge où quelques personnes viennent se reposer. Sur le bord opposé au casino, près des barques entreposées, s'alignent des pêcheurs de 7 à 77 ans.
Dans les eaux calmes du lac, on pêche de tout : carpes, gardons, goujons, perches, truites, brochets, sandres ou ablettes.
Rencontre avec deux pêcheurs que je connais bien, puisque j'ai commencé à pêcher à Enghien à leurs côtés. Sans ces mordus de la ligne, le lac d'Enghien ne serait sans doute plus le même...
MARCEL : fréquente le lac depuis 30 ans. "Ici, je passe une demi journée tous les deux jours. Et la pêche n'a pas toujours une activité calme : j'ai déjà perdu cinq cannes ! Ma plus grosse prise ? Une carpe de 6,5kg capturée en 1999. Question technique, j'alterne la pêche au coup et à la carpe. Mais je suis limité par mon vieux matériel. Je m'aventure aussi sur d'autres lacs et même en mer. Mais c'est une autre histoire..."
MATHIEU : pêcheur depuis 6 ans. " La pêche, c'est un plaisir collectif : durant une demi-journée, je lance mes cannes à l'eau avec mon père ou avec des copains. Pour obtenir les meilleures prises possibles, je me suis offert du matériel coûteux et très sophistiqué. Mon plus gros poisson pesait 8.5kg. Et pas question de m'arrêter aux bords du lac d'Enghien : j'apprécie aussi la pêche de rivière. Pour me perfectionner, je fréquente assidument l'école de pêche. Là-bas, on apprend à monter des lignes et des hameçons, ou à attendre le bon moment pour ferrer sa proie."
Yann.